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Rêves en rade

la cabane de Rory

la cabane de Rory

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La Maison Blanche est située sur le littoral de la rade de Brest. Cet endroit, fréquenté par les ouvriers du port, est avant tout un lieu enclavé au milieu des infrastructures militaires. Là, des constructions fragiles en bois et en tôle vivement colorées s’imposent au pied des falaises.

L’intérêt pour la Maison Blanche m’a amené à réaliser aujourd’hui ce coffret d’estampes pour raviver ce bonheur de liberté

que j’ai connu entre 1976 et 1980 alors que j’étais étudiant aux Beaux-Arts.

C’est aussi un hommage à Gabrielle et Pierre, mes parents qui m’ont fait découvrir, gamin, ce lieu merveilleux, magique. Ils m’ont offert des instants de joie sur cette   «Costa del sol » où nous allions à pied par la corniche depuis Recouvrance via la Grande Rivière et les Quatre Pompes.

Le plaisir de la pêche aux étrilles s’accompagnait de l’inévitable pique-nique sur les galets, à l’ombre de la falaise, au pied de la cabane sur pilotis. Je n’oublie pas le goût de la limonade-grenadine prise à l’ombre des parasols « Orangina » du bistrot d’en face.

C’est ainsi que les évènements m’ont conduit à m’installer ici avec carnets de croquis, appareil-photos mais aussi pelles, pioches, marteaux et autres scies, pour faire comme les propriétaires « tolérés » de la Maison Blanche : construire à mon tour une cabane.

Aujourd’hui j’y reviens, cuivres et pointes sèches en main, avec la complicité d’Hervé Bellec, écrivain brestois, pour réaliser le coffret d’estampes « Rêves en rade ».

À travers ses livres, Hervé Bellec a montré sa fascination pour la ville de Brest, son relief, ses fractures géographiques ou sociales, pour ses incohérences aussi.

C’est à travers son regard inventif, parfois caustique, qu’Hervé Bellec nous guide dans les méandres inattendus de la Maison Blanche

et nous fait voyager dans cet espace de vie et de liberté.

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Les illustrations, gravées sur cuivre, sont de Jean-Pierre Blaise

Le texte est de Hervé Bellec

 

Les 17 estampes « Rêves en rade » ont été imprimées par Jean-Pierre Blaise

à Menez-Perroz, en Plouguerneau, au printemps 2013.

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Les 12 exemplaires numérotés et signés, imprimés sur Vélin d’Arches 250 gr, sont présentés dans un coffret de bois peint et vernis.

COFFRET BIBLIOTHEQUE BREST

La Maison Blanche à Brest est située sur le littoral de la Rade de Brest. Ce lieu fréquenté par les ouvriers du « port » est avant tout un lieu enclavé dans les infrastructures militaires qui se sont appropriées tout le bord de mer. Là des constructions fragiles en bois et tôles vivement colorées s’imposent au pied des falaises.

Mon intérêt pour ce lieu m’a amené à réaliser aujourd’hui un projet de coffret d’estampes pour raviver ce bonheur de liberté que j’ai connu dans les années 1976-78, étant alors étudiant aux Beaux-Arts mais aussi auparavant, étant gamin.

 Hommage peut-être à ceux qui m’ont fait découvrir ce lieu merveilleux, magiques, c’étaient tout simplement mes parents, Pierre et Gabrielle, eux qui m’offraient des instants de bonheur sur cette « costa del sol » où on se rendait à pied par la corniche depuis Recouvrance via la grande Rivière, les Quatre-Pompes et enfin la Maison-Blanche.

Plaisir de pêche aux étrilles et de pique-nique inoubliables sur les galets à l’ombre de la falaise. Je n’oublierai jamais le goût de la limonade-grenadine au café du port.

Ainsi les évènements m’avaient conduit à vivre là avec carnets de croquis, appareils de photos puis pelles, pioches, marteaux, scies, tourne-vis, pour faire comme eux, les propriétaires improvisés des lieux, construire ma « cabane »… Eux, les ouvriers du port et des constructions navales qui venaient le soir, après une rude journée, relever les casiers, trinquer avec les copains et vivre un moment de paix et de bonheur.

 

Lavis d’encre de chine, 1977

 

Je l’ai partagé avec eux et je leur en suis très reconnaissant.

Tout le travail à venir réuni dans un coffret d’estampes ne sera qu’un témoignage de gratitude

vis à vis de tous ceux qui nous ont accepté à la Maison Blanche.

 

les cabanes, 1978

 

Coffret d'estampes 

 

 

De 1993 à 1995, c’est le canal de Nantes à Brest qui m’a inspiré. J’habitais à Pont-Coblant sur la commune de Gouézec dans le centre-Finistère. Mes sujets favoris étaient ces écluses qui jalonnent le cours de l’Aulne. Accompagné de Julian Stone qui a écrit le texte « En aval »,  j’ai réalisé un coffret d’estampes imprimées en taille-douce et sérigraphie.

Les ambiances sont des plus diverses et les sujets s’attachent tantôt à l’architecture des biefs tantôt aux multiples détails des portes d’écluse. La technique de l’aquatinte participent à créer les clairs-obscurs qui donnent aux images une ambiance mystérieuse, parfois inquiétante.

Estampe 16*21

 

 

 

Le coffret « même les amers sont fragiles » est imprimé à douze exemplaires. Présenté sous forme d’une sculpture-boîte, il comporte les textes d’Olivier Cousin  » fragments des carnets de Marjorie C. » et 10 photographies de Jean-Pierre Blaise qui restitue l’installation sculpturale « fragile »,  réalisée sur la plage de Sainte- Marguerite, à Landéda, en mai 2011.

atelier de Menez-Perroz

Le portrait des ganivelles, constructions vulnérables qui tentent de protèger le littoral marin, sont au coeur de ma démarche artistique. C’est à Saint Marguerite, sur la côte ouest de Landéda, dans le Finistère, que j’ai déniché ces belles organisations de bois « ficelés » de ferraille. Les ganivelles se déroulent au pied des dunes et offrent un jeu de rythmes, de couleurs, d’ombre et de lumière, à travers la pratique du lavis d’encre, de l’eau-forte et de l’aquatinte.

 Lavis d’encre, 80*120

FRAGILE chapelle de Sainte Marguerite

Les images des sculptures intitulées « Amers » ont été transférées sur transparent

et fixée sur les verres cathédrale colorés des vitres de la chapelle

« Fragile » est le titre de  l’ exposition  présentée pendant l’été 2011 dans la chapelle Sainte-Marguerite à Landéda. Fidèle à la représentation du paysage, Jean-Pierre Blaise offre ses visions des dunes de Sainte-Marguerite sous forme de lavis d’encre de grand format. Ce  sont les « portraits  » des ganivelles, ces grillages de bois et de fil de fer qui jalonnent et  protègent le littoral.

Des estampes imprimées en taille-douce , des  bas-relief gravés sur bois peints, des photographies  des « talismans » (sortes d’ex-voto) animent les cimaises du lieu sacré dans le cadre de l’art dans les chapelles du Léon..

A cette occasion, un coffret intitulé « Fragile » est proposé en souscription. Imprimé à douze exemplaires il comporte des textes d’ Olivier Cousin, des photographies de l’installation fragile sur l’estran de Sainte Marguerite et une gravure (eau-forte et aquatinte). L’ensemble est contenu dans un coffret de bois gravé.

Les peintures de sable peints à l’acrylique restituent l’ambiance des ports du Sud-Finistère. Les couleurs très lumineuses accompagnent le jeu des reflets dans l’eau, chalutiers, immatriculations, bouées,  gréements.